Livraison mars 2019

  • Notre besoin de consolation est impossible à rassasier, Stig Dagerman : Un essai existentiel, paradoxalement plein d’espoir/d’envie de se battre envers et contre tout ce qui va mal – d’un point de vue existentiel -. Très facile à lire, texte accessible, une vingtaine de pages. Le groupe français Les têtes raides l’a mis en musique il y a quelques années. Le collectif La Ruelle a fait un travail sur ce texte.

  • Françalgérie : Crimes et mensonges d’États, Lounis Aggoun & Jean-Baptiste Rivoire : 50 ans de relations France-Algérie, de 1954 à 2005 environ. Ça va de la guerre d’indépendance à la “3è guerre” d’indépendance. Les auteurs sont journalistes.

  • Boys don’t cry ! : Les coûts de la domination masculine, ouvrage collectif aux Presses Universitaires de Rennes : Ensemble d’articles universitaires, chacun long d’une dizaine de pages. Ils sont centrés sur l’analyse de la masculinité et ses aspects négatifs sur les hommes. Une liste d’arguments masculinistes et des réponses figure également dans cet ouvrage.

  • Images de pensée, Marie-Haude Caraës & Nicole Marchand-Zanartu : Exemples de dessins que des gens ont fait pour expliquer des concepts/pensées pour lesquels les mots semblaient plus compliqués à utiliser → la pensée humaine n’est pas conceptualisée uniquement par des mots, on raisonne également par images.

  • La Cybériade, Stanislas Lem : Recueil de nouvelles SF avec humour absurde. L’histoire est celle de deux inventeurs essayant de régler des problèmes en construisant des inventions…par exemple, une machine qui sait construire tout ce qui commence par la lettre “n”, ou un générateur d’improbabilités (dont s’inspire probablement l’auteur d’H2G2, le guide du voyageur galactique).

  • 1000 mots pour comprendre les chinois, Cyrille J-D Davary : Plusieurs idéogrammes chinois sont présentés dans ce livre, à raison de 2-3 pages par idéogramme. L’auteur précise la différence entre nos mots et la notion d’idéogramme. Il raconte également l’évolution de certains “mots”, comme “SIDA”, composés d’idéogrammes, ou la nomination des hommes politiques en Chine.

  • L’Usine et le logement : un même combat, ouvrage collectif : Ouvrage datant des années 60-70. Autour de l’urbanisation, comment les villes évoluent et quelles logiques président. Les auteurs font un parallèle entre les lieux de travail et les villes. Peu de texte, beaucoup d’illustrations. L’urbanisation a changé depuis, mais c’est une vision de cette époque.

  • Il est de retour, Timur Vermès : Roman humoristique. Berlin, 21è siècle, Adolf Hitler se réveille. On le prend pour un artiste qui fait des imitations, et il va devenir une star de la télévision.

  • Les pieds sur Terre, Sonia Kronlund : Ce livre est un recueil de plusieurs portraits diffusés dans l’émission éponyme sur France Culture.

  • Histoire de ta bêtise, François Bégaudeau : Essai. Il parle de la bourgeoisie : la bourgeoisie conservatrice, la bourgeoisie “de gauche” et la bourgeoisie de la gauche radicale. Il s’appuie sur son expérience et les milieux qu’il a fréquentés. Très bien écrit.

  • Un podcast à soi : Fin 2018, une personne avait présenté le podcast féministe Les couilles sur la table, centré sur les masculinités. Un podcast à soi est, quant à lui, un podcast féministe mensuel centré sur les femmes. Chaque épisode dure 1h et mélange témoignages, interventions d’universitaires et lectures d’extraits de livres. Très bien fait, équilibré, il aborde des thèmes variés : les femmes gilets jaunes pour celui de mars, la parentalité, les nourrices, les femmes de ménage…

  • Chili 1970-1973 : 1000 jours qui ébranlèrent le monde, Franck Gaudichaud : De 1970 à 1973, il y a eu des mobilisations populaires au Chili, surtout dans la banlieue de Santiago. Ce livre raconte ces mobilisations et comment les gens ont été démobilisés de l’intérieur. Analyse de “l’unité populaire chilienne”.

  • Appel de la 1ère “Assemblée des assemblées” des gilets jaunes : Texte important pour le mouvement. La version présentée à l’échangisme littéraire contient, au dos, toutes les informations sur les gilets jaunes de Grenoble.

  • Soleil noir, Patrick Pécherot : Roman noir. L’histoire prend place à notre époque, dans les zones minières françaises, et revient régulièrement sur la situation de ces zones dans les années 20-30, notamment avec les populations polonaises → aller-retour entre présent et passé. Roman social bien ficelé.