livraison de février 2019

  • Découvrir Marx et Découvrir Engels, Florian Gulli et Jean Quétier : ouvrages de vulgarisation politique aux Éditions Sociales. Destinés à des débutants voulant découvrir la pensée de Marx/d’Engels : douze textes courts, une mini contextualisation (tiré de quel ouvrage, quelle époque de la vie de l’auteur, etc.) et une analyse en deux-trois parties synthétiques.

  • Dossier sur le soulèvement français dans le Monde Diplomatique n°778 de janvier 2019 : dossier sur les gilets jaunes. Un article en particulier : La puissance insoupçonnée des travailleuses. En-dehors de ce dossier, il y a également, entre autres, un article sur le système expérimental de notation des individus en Chine, intitulé Bons et mauvais chinois.

  • L’Édito des Cahiers du cinéma du mois de janvier, sur les gilets jaunes, est très bien.

  • Le trésor des méchancetés : Anthologie de l’humour à l’usage des anarchistes, Jean-Manuel Traimond : Parfois drôle, parfois glaçant. Pour chaque citation, le nom de l’auteur est donné.

  • Kallocaïne, Karin Boye : dystopie écrite en 1940. La Kallocaïne est une drogue créée par le personnage principal, qui permet de faire dire toute la vérité à la personne qui en prend → la police est intéressée par cette découverte. On assiste à l’installation d’un nouveau système de surveillance dans la société . Roman très noir.

  • Cartes : Voyage parmi mille curiosités et merveilles du monde, A. Mizielinska & D. Mizielinski : Atlas géant jeunesse (ou tout public, c’est selon !) présentant des pays grâce à de magnifiques cartes illustrées. Peu de texte, très bel ouvrage. Chaque carte est illustrée pour présenter la géographie du pays, les vêtements traditionnels, les animaux, etc.

  • Last love parade, Marco Mancassola : Histoire de la musique électronique, intéressant et pleins de références musicales, à écouter en même temps.

  • Le monde tel qu’il est, Salvat Etchart : Prix Renaudot en 1967. Un roman sur le néo-colonialisme/post-colonialisme en Martinique. Très sombre, style d’écriture complexe, mais un roman très intéressant.

  • Écrire en pays dominé, P. Chamoiseau : Essai où l’auteur, originaire des Caraïbes, réfléchit sur sa condition d’écrivain qui écrit en langue française, c’est-à-dire non pas sa langue natale, mais celle qu’il a apprise, celle du colon. Cette réflexion s’étend à son parcours : comment est-il devenu écrivain, les auteurs qui l’ont influencés, etc. Dur à lire, mais poétique et intéressant.

  • Le mouchard, Liam O’Flaherty : Roman noir sur les mouvements révolutionnaires. A.20, Irlande : un pauvre gars, SDF, gravite dans un mouvement révolutionnaire clandestin. La tête du meurtrier d’un responsable patronal est mise à prix. Le personnage principal dénonce le meurtrier, qui est en fait un de ses amis → ce livre raconte comment il vit après cette dénonciation, une fois étiquetée comme mouchard. On a de l’empathie pour ce personnage qui, pourtant, est un délateur (ce qui n’inspire pas forcément la sympathie à première vue).

  • Revue Silence n°475 de février 2019 : Mensuel “écolo alternative non-violence”. Il faut soutenir ce magazine, en difficulté.

  • Ted drôle de coco, Emilie Gleason : BD sur Asperger. L’autrice a un frère autiste asperger qui a des TED (Troubles Envahissants du Développement). Elle écrit une histoire inspirée de son vécu, et aborde des sujets graves, tristes, mais avec humour. Le style graphique, flashy/fluo, sert très bien l’histoire et contribue à faire passer les émotions. L’histoire est celle de TED, un bibliothécaire autiste asperger, pétri d’habitude et qui, un jour, se retrouve face à la ligne 4 du métro en panne → toute sa routine se trouve bousculée, il sort du métro et il lui arrive pleins d’aventures.

  • La fille du bois joli, Ernesto Bakounine : Adaptation BD d’un texte du groupe Les coureurs de rempart. En vente à Antigone à prix libre à partir de 3€.

  • Le capital : manga en deux tomes qui, à travers l’histoire d’un jeune entrepreneur souhaitant ouvrir sa fabrique de fromage, présente les théories de Marx développées dans Le Capital.

  • Si c’est un homme, Primo Levi : Autobiographie sur sa vie à Auschwitz : comment le camp est organisé, comment sa vie se déroule, l’aspect chaotique de la fin, une fois les nazis partis et qu’il ne reste que les malades.

  • Une société à refaire, Murray Bookchin : Essai. Après avoir discuté avec un écolo qui soutenait que le problème était la nature humaine, Murray Bookchin a écrit cet essai pour lui répondre : le premier chapitre est sociologie et écologie, car il s’agit du fondateur de l’écologie sociale.