Droit du travail

Il s’agit, dans le cadre de ces nouvelles interventions, toujours animées par un – des- inspecteur(s) du travail militant(s), de décortiquer les mécanismes du droit du travail, d’évoquer son histoire, de décrypter son sens, de démontrer ses limites.

Il y sera aussi question des techniques juridiques permettant (pour combien de temps encore?) de mettre en cause, aujourd’hui, tels et tels aspects de l’exploitation du travail salarié. De résister contra la domination de l’employeur.

Mais parfois, le plus souvent possible, nous déborderons du domaine,et toucherons l’économie, la sociologie et quelques autres sports de ce genre, quitte à être très critiques. Et parfois à inviter des alliés plus capables que nous d’en tirer toute la substance.

Au-delà, notre rêve serait de développer une critique et du travail et de la consommation, très précisément parce que le patronat régente en même temps notre vie de travailleur et celle de consommateur.

Nous tenterons en même temps de décortiquer le langage managérial moderne qui tente de masquer notre exploitation, ainsi que l’idéologie de ceux qui nous gouvernent qui veulent légitimer la régression de nos droits.

Il sera question, au gré des désirs exprimés des discriminations dans l’emploi, de la question de la précarité, des formes modernes de l’assujettissement des salariés…. Mais également du syndicalisme : négocier et lutter… (ou se vendre et au mieux résister ?), des institutions représentatives du personnel -délégués du personnel, comité d’entreprise, CHSCT – ( qu’attendre d’elles ?)

Lors des premières rencontres, nous avons ouvert la réflexion sur la loi « Travail », le bouleversement qu’elle apporte, le sens de nos luttes du printemps 2016…

Pour la suite, les participants ont été invités à apporter des documents -contrats de travail, bulletins de paie, entretiens d’évaluation, procès-verbaux de réunion de CHSCT…- sur la base desquels les discussions se sont développées.

Ils ont aussi été invités à proposer le décorticage de « lieux communs » portés tant par « nos » gouvernants que par le MEDEF, leurs chiens de gardes (les journalistes) et certaines confédérations syndicales qui se comportent comme leurs sous-traitants.

Au mois d’octobre la réflexion a porté sur « morale, droit du travail et capitalisme.

Pour ce premier rdv de 2017 nous nous demanderons :
à quoi sert le code du travail ?
à quoi servent les inspecteurs du travail ?